Camille Aubaude
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Poèmes BALLADES

BALLADES

Publiées dans Forum international des poètes(Israël, 2005), l’anthologie Poesia de raices magicas (Mexique, 2004), les revues L’Arbre n°10-11, (Paris, 2005), La Salamandre n° 2 et 3 (Paris, 2004), et Chemins de traverse, n° 28 (Paris, 2005).

I

Comme souffrance est toujours présente
Dans le destin que j’ai de t’aimer
Mon bel amant à l’âme dolente
Qu’à tout instant je veux enlacer
Pour qu’enfin souffrance s’absente,
Et fasse que nulle âme ne mente !
La renommée chante les désirs
Au sein des joies et des plaisirs.

Puisses-tu mon Prince recevoir
Ma tendre plainte chargée d’espoir !
Les blâmes et l’exil me seront douce peine
Si quand je désire te voir, tu accours
Tout de droiture et me parlant d’amour.
Tes yeux, ton visage, ton haleine
M’ensorcellent. Je m’éveille et soupire
Au sein des joies et des plaisirs.

Faut-il que sagesse éconduise l’amour
Et m’ôte l’honneur de tes étreintes,
À l’heure où ma parole est contrainte
Par mille atteintes dont mon esprit discourt.
Bel Ami, arme-toi de courage !
Efface de mon cœur les nuages,
Que nos veilles avivent ton sourire
Au soir des joies et des plaisirs !

Ô Prince très aimable, rends grâce
Aux voix éblouissantes des corps.
Ami, défends la vertu. Rends grâce
Aux valeurs plus visibles que l’Or.

II

De si loin, tu es revenu.
Quelle joie, ton sourire face à moi,
Tandis que je n’espérais plus
Et ne croyais pas en toi.
Monde en attente de mémoire,
J’aime toujours ton beau visage.
Il m’a souvent réjouie les soirs
Où l’espoir immole la rage.
Tant d’êtres sourient à l’amour.

Sais-tu qu’avant notre rencontre
J’aimais mal, je ne parlais plus.
J’aiguisais un sort de vaincue,
Je savais débusquer les monstres
Qui se sont plu à me meurtrir.
Et te voilà pour me ravir
À l’ombre des blessures, des larmes,
Là, pour sonner le glas des drames.
Tant d’êtres sourient à l’amour.

Et l’étreinte enfante des pleurs
Honteux d’exister. En vain, fuis
Les préjugés, les lois et les nuits,
Quand les morts comprennent qu’ils meurent
Toute leur vie faute d’aimer !
Transmets avec ferveur les cimes
De tes nuits aux ombres damnées,
Esprits dont se moquent mes rimes.
Tant d’êtres sourient à l’amour.

Ô Toi devinant l’harmonie,
Fruit du ciel, des pulsations
Marche dans mes pas. Bois ton miel,
Sauveur des peuples et des passions !

III

Plus personne ne t’attend
Fol enfant devenu grand,
Toi Narcisse au Rêve ardent
Amoureux et bon amant
Offrant tel un beau miroir
L’éclat de ton œil noir
Pour que la lumière brille
Sur un monde où tout vacille.
Chante la Beauté humaine !

Toi jeune fleur languissante
Au destin en mal d’amante
Dans les chambres exiguës
Où, tu le sais, un pur esprit
But un jour l’acre ciguë
Pour abattre l’ennemi.
Délie ton tempérament
De son fier enchantement,
Chante la Beauté humaine !

Noble valeur et honneurs
Viendront couronner ta tête,
Ce sera toujours la fête.
Ta lyre brise les peurs,
L’heure est venue de renaître
Sur un char de fleurs pour mettre
Au grand jour l’excellence
Des idées et ta prudence.
Chante la Beauté humaine !

Sois le gardien du goût,
Apporte la vérité
À ceux qui privés de tout
Pleurent l’immortalité.

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